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Messages

Scandale culturel - dossier

S’il s’agissait d’une compagnie minière, on parlerait de contamination des sols, de pollution de l’air et des rivières, d’exploitation des femmes, etc. Mais puisqu’il est question d’une compagnie de ballet, on y voit que du feu, des tutus et d’étincelantes paillettes. Voici l’histoire (inachevée) d’une institution québécoise élitiste et racoleuse qui ravage notre culture, tout en recevant des fonds publics. Bienvenue au pays d’Oz.

La mise en scène, ou, les coulisses du sous-financement culturel 
Le récit débute peu de temps après le tsunami économique provoqué par les bandits de Wall Street : « … au beau milieu de la récession qui suivit la crise de 2008, Raymond Bachand se fit le promoteur d’une nouvelle "révolution culturelle". Rien de moins! Celle-ci visait le rapport entre le citoyen et l’État et consistait d’abord à habituer le premier – car la culture est beaucoup une question d’habitude – à exiger moins du second pour qu’il développe le réflexe de chercher du côté de l…
Messages récents

Actrice de changement...

Année électorale, ce serait beau que tout le monde en parle.
Mobilisation citoyenne
Selon le sondage CROP de 2015, 70% des Québécois.es sont en faveur à l'adoption d'un mode de scrutin proportionnel qui assurerait une meilleure représentation citoyenne. Pour en savoir plus - s'informer, partager, participer, s'impliquer, contribuer, etc. -, visitez Chaque voix compte ou encore Mouvement démocratie nouvelle (MDN), qui milite depuis plus de 15 ans, regroupant organismes et citoyen.ne.s de toutes allégeances défendant le droit à une représentation juste et équitable.

Actrices et acteurs de changement, parlons-en.

Honte et abus de pouvoir... nous aussi

Plusieurs ont pris conscience ces derniers mois, et c’est tant mieux, du sentiment de honte avec lequel doivent composer les victimes d’agression sexuelle et d’abus de pouvoir, femmes et hommes, et ce, pendant des années, voire des décennies, vivant plus souvent qu’autrement dans le silence et l’isolement, faute, entre autres, d’accompagnement adéquat. De là, une question légitime a été soulevée maintes fois : pourquoi ce lourd sentiment n’est-il pas porté par les agresseurs plutôt que par les victimes?

La honte étant par définition un « sentiment d’abaissement, d’humiliation » résultant « d’une atteinte à l’honneur, à la dignité », c’est donc la victime qui encaissel’affront, en plus de la confusion, du moins jusqu’à une possible reprise de son pouvoir, après quoi, peut-être, les rôles s’inverseront enfin, comme on l’a vu récemment dans le procès de l’ex-médecin américain Larry Nassar, reconnu coupable d’agressions sexuelles sur des centaines de jeunes filles, devenues, ma foi, des f…

Scientia potentia est

Si savoir c'est pouvoir, les indigents ne sont pas près de reprendre du poil de la bête et de se sortir de leur situation merdique. Non seulement le fossé, on le sait, ne cesse de se creuser entre les pauvres et les richissimes, mais en plus, seuls les opulents, les riches entreprises et la fameuse classe moyenne intéressent les décideurs, les politiciens et autres puissants acteurs de l’économie.

À ce propos, le philosophe Alain Deneault écrit, dans Politiques de l’extrême centre (Lux, 2016) : « Il n’y aurait lieu d’exister diversement que dans la "classe moyenne". Ainsi, un lecteur assidu de La Presse ou un fidèle de Radio-Canada ignore toujours de quoi est fait le quotidien d’un assisté social au Québec. Comment se débrouille-t-on avec un revenu de 623 dollars par mois, qui plus est dans le mépris généralisé? »

On l’expliquerait volontiers, mais la réalité est, justement, que tout le monde s’en fout éperdument. L’indifférence, voilà la réelle violence.

J’ajouterais pa…

Histoires de folles et de génies

Si une femme a du génie, on dit qu’elle est folle.  Si un homme est fou, on dit qu’il a du génie. - Louky Bersianik (1930-2011)
C’est bien connu, les hommes qui possèdent un talent exceptionnel dans un domaine quelconque sont d’emblée perçus comme des génies, généralement identifiables à leur nom seul; Newton, Beethoven, Darwin, Einstein, Freud, nommez-en, la liste est plutôt longue.

On y ajoutera Steve Jobs (qui avait d’ailleurs exigé d’avoir le même biographe qu’Einstein, Walter Isaacson), Stephen Hawking, Elon Musk, et bien d’autres encore, célébrés partout pour leurs idées « révolutionnaires » - certaines complètement absurdes, comme investir des milliards de dollars pour aller sur Mars alors que la Terre périclite, mais bon, c'est lui le génie ça l'air.

Du côté des femmes toutefois, ça se gâte. Outre Marie Curie, il est difficile de nommer des femmes reconnues génies par ses pairs. L’Histoire (His story) les a souvent écartées, discréditées ou ignorées, lorsque leur nom a…

Les narcissiques sont parmi nous

Le propriétaire de l’immeuble miteux où j’habite dans Hochelaga-Maisonneuve (aka Hochelag’) est un homme qui vit miraculeusement sans colonne vertébrale dans l’ouest de la ville. Le « boss icitte », celui qui mène la baraque, c’est Arnold, le concierge, un être imbuvable qui débute beaucoup trop de phrases par « chu pas raciste, sauf que… » avant de vous balancer des énormités à propos des « races » et des « importés ». « On dit des immigrants, colon, de nouveaux arrivants. » Évidemment, Arnold ne m’entend pas. Il n’écoute personne d’ailleurs, sauf sa propre voix brulée par le tabac, l’alcool et l’ignorance.

Depuis plusieurs mois déjà, je mène auprès de cet énergumène une dérisoire étude socio-psychologique sur les comportements narcissiques, live, in vivo, à l'étage supérieur de la bâtisse ainsi qu’à travers le mur mitoyen qui sépare nos appartements, de minuscules 3 ½ que j’appellerais plutôt des 2 ¼, mais qu’importe.

Car en plus d’être raciste, le pauvre homme est définitivemen…

« Avancez par en arrière svp »

La liste s’allonge inlassablement. Les grosses têtes continuent de tomber. Dans le sillage de l’ouragan Harvey Weinstein, on a vu des gros noms s’effondrer, tombés un à un comme des mouches: Eric Salvail, Gilbert Rozon, Kevin Spacey, Terry Richardson, Al Franken, Louis C.K., Charlie Rose, Matt Lauer, Dustin Hoffman, James Levine, pour ne nommer que ceux-là, et, plus récemment, à la fin de l’année 2017, le piètre chef d’orchestre Charles Dutoît.

Et ça continue. (Bonne année 2018).

Deux cadres « supérieurs » de la compagnie Vice ont été suspendus, un directeur de théâtre de Toronto fait face à des allégations d’agression sexuelle et de harcèlement, et le directeur du New York City Ballet, Peter Martins, a annoncé « sa retraite » suite à des allégations d’inconduite sexuelle, après des décennies d’impunité et un conseil d’administration qui préférait détourner le regard.

Et ma boule de cristal 2018 me dit que le grand ménage est loin d’être terminé. Comme disait le chauffeur d'autobus…

Les femmes sont des êtres humains – 5 nov 1906

On l’a dit, féminisme a été le mot de l’année 2017 (voir Féminisme, le mot de l’année?). Mais revenons néanmoins sur cette « notion radicale que les femmes sont des êtres humains ».
5 novembre 1906 
Lundi 5 novembre 1906 fut un grand jour pour Marie Curie. Cette journée-là en effet, dès 13h30, Marie Curie (née Marya Sklodowska) devint la première femme professeure à la Sorbonne, étant bien entendu la seule compétente à pouvoir dispenser le cours de physique de son mari, Pierre, décédé accidentellement plus tôt cette même année.

Pour saisir l’ampleur de l'événement, il faut savoir que Marya Sklodowska avait dû quitter son pays natal en 1891 afin de poursuivre des études supérieures, interdites alors aux femmes en Pologne (Royaume du Congrès sous la tutelle russe). Pendant quelques années, Marya et de nombreuses femmes, dont sa sœur Bronya qui devint quant à elle médecin, fréquentèrent « l’Université volante », une organisation clandestine, créée et dirigée par une femme, qui dispen…

Féminisme, le mot de l'année?

Selon le groupe Merriam-Webster, c'est le mot féminisme qui a été le plus consulté aux États-Unis en 2017, avec 70% plus de recherche qu'en 2016. Vous vous foutez de ma gueule ou quoi?

Ouvrons un dictionnaire
Comme un autre article à ce sujet le stipule : « Le mot féminisme est entré dans le dictionnaire Webster en 1841 sous la définition "qualités des femmes". Aujourd'hui, il signifie "la théorie de l'égalité des sexes en matière politique, économique et sociale" et "l'activité organisée au nom du droit des femmes et de leurs intérêts".

Le Larousse va dans le même sens: « mouvement militant pour l'amélioration et l'extension du rôle et des droits des femmes dans la société ». Le Petit Robert? « Attitude de ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes ». Le dictionnaire sur Internet? « Doctrine qui a pour objet l'extension des droits civils et politiques des femmes jusqu'à obtenir l…

Ce n'est pas mon genre

Après un automne enlevant pour le mouvement des femmes et la reconnaissance de nos réalités parfois tordues et hypersexualisées, voilà que la déception des derniers jours se mêle à l'espoir au féminin envisagé.

En effet, les membres de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) ont élu pour présidente une personne trans, et la vice-présidente, elle, (qui ne semble pas connaître l'Histoire) est pour sa part fièrement queer. Tant mieux pour vous autres, mesdames. S'assumer, c'est important.

Et voilà que le lendemain, on apprend que Québec solidaire (QS), le parti politique clairement féministe depuis sa création, a écarté de son discours « égalité entre les sexes» pour employer la formule « égalité et diversité des genres». Ayoille.

Euh... vous excuserez, mesdames, le fait que je ne sois qu'une simple femme, née de sexe féminin, hétérosexuelle, blanche (grisâtre) qui plus est - sans doute rien de plus plate et de banal pour plusieurs par les temps qui courent -, mais j…

L'espoir au féminin

Le résultat des élections américaines avait complètement gâché la fin de l'année 2016. Pas de verre cassé éparpillé sur le plancher, et, comble de malheur, un présumé agresseur sexuel déséquilibré montait sur scène triomphant, peu après minuit, sur la toune des Stones You Can't Always Get What You Want. « What the f... is going on?!  Mais y'où c'estbon sang, qu'on s'en va...?», n'ai-je cessé de pester depuis.

Mais voilà qu'un an plus tard, les vents ont complètement changé de direction, et l'année 2017, ma foi, se termine sur des perspectives pas mal plus prometteuses. Comme quoi, faut demeurer optimiste, prendre la parole, parler haut et fort, s'indigner.

Non seulement toutes ces vagues, que dis-je, ces tsunamis de dénonciations depuis le début de l'automne ont eu, dans nombreux cas, de véritables portées, des effets concrets, mais grâce à la force du nombre, on croit enfin les femmes (voir "NOW is female"). Plusieurs hommes on…

Faire bouger le monde. N'importe comment.

Casse-Noisette s'en vient et les nombreuses publicités qui ont envahi la ville de Montréal depuis quelques semaines provoquent chez moi de l'urticaire, en plus d'une forte bouffée de chaleur frôlant la syncope. Non, ce n'est pas la ménopause (je vous emmerde), mais toutes les insidieuses opérations de marketing qui rognent notre culture, notre langue et notre pouvoir décisionnel me font clairement voir rouge.

Je ne parle pas du spectacle lui-même - ni de « l'accommodement» du pauvre gérant de la boutique Adidas ou même de la scandaleuse entente de Mélanie Joly avec Netflix -, mais bien du Boys Club des Grands Ballets canadiens de Montréal. Oui, oui, la compagnie de ballet classique à l'image féerique.

Une autre belle illustration de la suprématie machiste, exemple parfait qui pourrait servir au cours universitaire « Marketing patriarcal et instrumentalisation des femmes», s'il en était un.

En gros, le concept est simple, quelques hommes se pointent dans un …

Lab-école, trouvez l'erreur

Vous souvenez-vous des anciennes émissions de popotte au Québec? De Jehane Benoît, Suzanne Lapointe, Soeur Angèle, et bien d'autres encore? À l'époque, plusieurs disaient la même chose: des émissions de bonnes femmes, inintéressant, c'est quoi l'idée de faire des maudites recettes à la télévision, quel niaisage, et bien d'autres choses encore. Jusqu'à ce que les hommes arrivent en masse, investissent les cuisines, ainsi que leurs lucratifs concepts culinaires télévisuels. Dès lors, c'est devenu branché. Un gros chef bedonnant avec des tattoos plein les bras, cool.

Maintenant, c'est au tour des écoles. Depuis belle lurette - c'est-à-dire depuis toujours -, les femmes ont investi l'éducation et ses lieux. Elles revendiquent sans cesse, et ce avec beaucoup d'efforts et d'investissements personnels, de meilleures conditions pour leurs élèves et pour elles, en vain. Personne n'écoute, personne n'intervient. Ça n'intéresse personn…

Les couilles sont mortes, vive les gonades!

Certaines expressions du langage m'exaspèrent au plus haut point. « L'homme de la situation» par exemple - même si celle-ci a bien servi à faire connaître la première mairesse de Montréal lors du lancement de sa campagne -, ou encore, l'emploi du mot Homme pour désigner le genre humain (Urrgh - à ce propos, consultez L'Homme avec sa grosse hache).

Une autre expression qui m'irrite les tympans et me fait grincer des dents?
« Avoir des couilles» pour parler de quelqu'un faisant preuve de courage.

Cela va sans dire, posséder des testicules n'est pas garant de courage ni même d'un avantage moral. Ainsi, pour être plus exact, et surtout égalitaire, on devrait plutôt parler de gonades. Si, si, de gonades.

Des gonades?
Terme anatomique général employé pour désigner les organes reproducteurs chez l'animal, soit les testicules chez l'homme et les ovaires chez la femme, les gonades apparaissent au tout début du développement embryonnaire. Structures neutr…

Le déclin de l'empire machiste

Le tsunami de dénonciations qui a déferlé sur le monde entier dans la foulée de l'affaire Weinstein met en lumière un phénomène, dont, personnellement, j'ignorais l'imposante prévalence, soit ce besoin irrépressible d'exhiber son précieux membre, voire se donner du plaisir devant de parfaites étrangères. Comme disent les milléniaux: « Yo man ! What the fuck, man ?! »

Ce glorieux phallus 
On a tellement édifié et glorifié le sexe masculin depuis le début des temps - pure autoproclamation, soit dit en passant - que plusieurs hommes semblent croire que les femmes souffrent effectivement de l'envie du pénis, désirant l'observer à tout prix, envieuses de leur appareil génital (voir également Le deuxième sexe et "l'envie du pénis"). Or, cela en surprendra peut-être certains, mais personne n'a envie de voir votre pénis sans consentement ou demande claire, encore moins à l'action, dans un pitoyable geste de masturbation publique.

Pour les exhibiti…

« NOW is female »

Il y a quelques années est apparu le slogan féministe  « The future is female » que plusieurs vedettes arboraient fièrement. Or il est faux. It's happening NOW... mother f**kers! 

Le futur, c'est maintenant
Ce n'est pas dans quelques années ou décennies que les femmes prendront leur place et seront enfin entendues, c'est maintenant que ça se passe. Partout, des femmes prennent la parole (des hommes aussi), dénoncent leurs agresseurs, et ma foi, ils sont nombreux. Les prédateurs sont parmi nous, des personnalités narcissiques pour la plupart, en position de pouvoir, creuset propice à l'abus et ses multiples dérapages.

Qui a dit que le féminisme était terminé, fini, caputpu besoin?

On le constate maintenant plus que jamais, la misogynie existe encore, perdure dans tous les milieux, insidieuse, perverse, violente. Elle remonte à la surface, comme jamais auparavant, mise en lumière par la force du nombre des témoignages. (Les femmes qui dénoncent seules sont plus sou…

L'affaire Rozon

Gilbert, c'est fi-ni...!

Le deuxième sexe et "l'envie du pénis"

Simone de Beauvoir espérait que son ouvrage phare, Le deuxième sexe, paru en 1949, soit un jour désuet. Or il n'en est rien. Le premier sexe occupe toujours la première place, cruciale, fondamentale, primordiale et durement négociable, celle du vrai pouvoir, décisionnel, politique, et ultimement socio-économique. C'est le cas de nombreuses institutions québécoises, conseils d'administration, grandes entreprises, tout comme à l'Assemblée nationale du Québec, où les femmes occupent moins de 30% des sièges, 28,8% pour être précise.

Justin Trudeau, pour sa part, prétend appliquer la parité, mais dans les faits, le gouvernement canadien est loin d'avoir atteint l'équité salariale, alors que la hausse salariale des médecins spécialistes, elle, ne se fait jamais attendre.

Certains expliquent cette perte de croissance de la représentation féminine au Québec, observée entre 2009 et 2015, par une montée de la droite, en plus de la corruption au sein du Parti libéral mise …

La pauvreté, ça use, ça use...

La pauvreté, ça use, ça use... 
La pauvreté, ça use les souliers
Et comment. D'une part, parce qu'on les achète déjà usagés, dans les friperies de ce monde de surconsommation et le Village des Valeursdu quartier - qui a grandement augmenté ses prix ces dernières années, soit dit en passant -
« Quoi! Douze piasses pour cette guenille?! Come on! ». Mais aussi,  c'est incontestable, les pauvres marchent. Ne possédant pas de voiture, de vélo ou même, dans plusieurs cas, de carte de métro - plusieurs n'ont pas les 83$ à la fin du mois -, on marche pour aller à l'épicerie du coin, on courre aussi après les spéciaux... « Bon, check l'autre quétaine avec sa circulaire, pfft! »

Mais la pauvreté, j'ai remarqué, ça use également l'âme. Même que je ne me reconnais plus, parcelle de moi-même, piètre reliquat de ce que j'étais auparavant. C'est ce lourd sentiment d'impuissance acquise qui, à la longue, rogne les restes d'optimisme et d'humanité. Tr…

La ministre Joly fait son cinéma

Les taxes s'appliquent généralement à tout le monde, mais le gouvernement canadien a décidé de faire exception avec le géant américain Netflix, un non-sens décrié non seulement par tous les acteurs de la culture, mais également par les citoyen.nes. Faites part de votre mécontentement en écrivant à madame Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien.

Vous manquez d'inspiration? Vous pouvez utiliser ce texte.

Taxes sur Netflix svp!
En 1952, lorsque la télévision arriva dans les foyers canadiens, le gouvernement canadien usa de différents subterfuges pour contrer l'invasion culturelle américaine, notamment par la danse - quoi de mieux que le langage non-verbal pour rejoindre les deux solitudes d'un océan à l'autre (voir Je me souviens... de Ludmilla Chiriaeff).

Aujourd'hui, 65 ans plus tard, le gouvernement canadien ouvre toute grande la porte à cette même invasion culturelle en privilégiant Netflix au détriment des entreprises locales, une concurrence déloyale sa…